La réforme du DPE prévue pour 2026: Un ajustement technique aux effets immédiats.

850 000 classés F, G reviennent sur le marché d'un classement correcte
En effet un changement clé du mode de calcul : la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. Jusqu’ici, ce paramètre pénalisait fortement les logements recourant à ce mode de chauffage, impactant mécaniquement leur classement énergétique.
Depuis ce 1er janvier 2026, cette évolution permettra à de nombreux logements d’améliorer leur étiquette DPE sans modification du bâti ni travaux réalisés, simplement par l’application des nouvelles règles de calcul.
Des millions de logements concernés par un reclassement
L’ampleur de la réforme est considérable. Près de la moitié des logements chauffés à l’électricité devraient voir leur classement énergétique évoluer, représentant environ 7 millions de logements au niveau national.
Parmi eux, 850 000 classés F, G sortiraient du statut de passoire énergétique.
Pour les professionnels de l’immobilier, cette évolution est susceptible d’influencer : la perception de la valeur des biens, et les stratégies de mise en vente.
Un simulateur en ligne permettent d’anticiper l’impact, comme celui proposé par Casam, à partir des nouvelles règles applicables en 2026.
https://actualise-ton-dpe.casam-pro.com

Réforme du DPE : 33 % des logements étudiants gagneront une classe énergétique en 2026 !
Alors que les propriétaires bailleurs connaissent leur première rentrée étudiante depuis l’interdiction de location des biens classés G, et que de nombreux étudiants peinent à trouver un logement, le bureau d’étude Casam publie un baromètre sur 13 villes étudiantes permettant d’évaluer l’impact de la réforme du DPE sur la tension locative.
Un effet notable de la réforme :
Pour les 13 grandes villes étudiantes observés ce sont 33 % des appartements de petites surfaces qui gagneront 1 classe énergétique suite à la réforme, et 35 % hors Paris (La spécificité à Paris c’est que le parc de logements G est quasi exclusivement composé de ce type de biens, la progression est donc plus difficile).
En effet, les petits logements parisiens représentent plus de la moitié des logements étudiés, et ils sont toujours en retard avec encore 20 % de biens classés G à Paris contre 6,5 % en moyenne dans les autres villes étudiantes.
Cette amélioration s’explique par la typologie du parc étudiant, composé de petites surfaces chauffées à l’électricité, jusqu’ici fortement pénalisées par le DPE.
Regain d’attractivité à certains biens, surtout les zones tendues où la demande reste forte.

Un nouveau rôle de conseil pour les professionnels !
Si cette réforme constitue une opportunité pour fluidifier le marché, elle impose aussi un devoir de pédagogie accru des professionnels de l'immobilier. Car ce gain ne reflète pas nécessairement une amélioration concrète de la performance thermique du logement.
Dans ce contexte, les professionnels devront être en mesure d’expliquer :
La nature du reclassement,
Ses conséquences réglementaires,
Ses limites en matière de confort et de consommation réelle.
Maîtriser ces subtilités sera essentiel pour sécuriser les transactions et maintenir une relation de confiance avec les clients.
Conclusion:
La réforme du DPE de 2026 modifie en profondeur la lecture énergétique du parc immobilier français. Pour les professionnels, elle représente à la fois une opportunité commerciale et un enjeu de crédibilité.
Anticiper ses effets et en maîtriser les implications sera déterminant pour accompagner efficacement les clients dans leurs projets immobiliers.
Source: Le Journal de l'AGENCE 31/12/2025

